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Douces Alchémilles

Texte inspiré d’une sortie TERRAIN  dans le Parc Naturel du Vercors le 06 Juillet 2018…

Ce jour-là, dès nos premiers pas dans la prairie encore humide par la rosée du matin, elle était là, toute discrète…l’Alchémille Commune, aussi appelée le Manteau de Notre Dame. Cette Rosacée doit son nom aux alchimistes de la Renaissance qui avaient la ferme croyance que la rosée matinale contenue dans le creux de sa coupe servait à changer les métaux en Or…

Au fur et à mesure de l’avancée de notre randonnée, l’Alchémille se faisait de plus en plus présente sur le bord de notre chemin. Ses petites fleurs, d’une couleur jaune-vert semblaient nous éclairer la voie à suivre. Le soleil donnant sur cette myriade  de gouttelettes d’eau cristalline contenues dans les coupelles « alchémiques » nous offrait  un chemin de lumière.

Progressivement une nuance argentée s’est ajoutée à ce tableau lumineux…Une autre variété parmi les nombreuses alchémilles, l’Alchémille Argentée…

L’Alchemilla Alpina, est facilement reconnaissable à son liseré de couleur argent sur le bord de ses feuilles, plus ciselées que  celles de sa « sœur » l’Alchémille Commune.

Dans un usage phytothérapeutique, les infusions des feuilles de cette vivace herbacée, l’alchémille commune, participeront entre autres à éloigner certains troubles gynécologiques chez la femme, notamment le syndrome prémenstruel, ou des règles douloureuses ou abondantes.

Sous sa forme plus subtile en élixir floral, l’Alchémille qu’elle soit Commune ou Argentée, agira sur  la sphère du Féminin, de la Mère dans sa dimension spirituelle. Dans ce sens, elle nous aidera à nous reconnecter avant tout à la Nature et à la Terre…notre Mère nourricière.

La prise de  l’élixir d’Alchémille argentée s’adresse aux personnes qui connaissent ou ont connu  une rupture dans le lien maternel, dans la petite enfance ou plus tard ; lorsque l’élan d’amour envers la mère a été interrompu de manière consciente ou inconsciente quelles qu’en soient les raisons. Sa dimension maternelle,  nourricière, et protectrice impulsera son potentiel à la personne souffrant de blessure d’abandon et qui rencontre des difficultés à exprimer ses  sentiments d’amour. Pour exemple, la jeune mère qui n’arrive pas à prendre son nourrisson dans ses bras pour le choyer, le protéger ou l’envelopper de son amour n’ayant elle-même pas connu cette dimension d’amour ; elle pourra bénéficier des vertus de l’Alchémille en élixir floral.

De façon plus spécifique, l’alchémille commune, pourra sous sa forme plus subtile aider les personnes qui ont perdu la connexion à leur corps ; plus particulièrement aux femmes qui ressentent un « vide » dans leur bas-ventre, notamment après une fausse couche, une Interruption de grossesse, une opération des organes génitaux…

Il est fort utile, dans le syndrome du « Nid vide », pour les Mamans qui voient leurs « petits » devenus grands, quitter le cocoon familial, laissant un vide de présence, de sons, résonnant comme un vide intérieur…

Ce jour-là, sur ce plateau magnifique du Vercors, l’élaboration de l’élixir floral d’Alchémille Argentée, fût un grand moment de partage et de communion entre les personnes présentes et la Nature…

Tel est le doux message des Alchémilles. Qu’elle soit Commune ou Argentée,  elle nous rappelle que Pacha Mama, Gaïa, ou la Terre nourricière, (qu’importe le nom qu’on lui attribue), est notre MÈRE à tous…

Cécile DUFOUR Octobre 2018

Au revoir Jean-Michel…

Triste nouvelle

07 Juin 2018

La fédération Edelweiss a la profonde tristesse d’annoncer le décès de Jean-Michel SCHERPEREEL, et se joint à l’hommage ci-dessous rendu par Philippe Deroide.

Une page française de l’histoire des fleurs de Bach et des élixirs floraux se tourne…

A travers leur association « La Centaurée », ils ont dédié une grande partie de leur vie à l’œuvre du Dr Bach en transmettant avec force et fidélité le message originel de Bach.
J’ai fait leur connaissance au cours des années 1990, sur les salons où nous étions présents pour présenter nos gammes respectives d’élixirs floraux et où, il faut l’avouer, nous nous regardions souvent en chiens de faïence. Toujours ensemble et inséparables, Jean-Michel et Louise faisaient partie du cercle des inconditionnels du centre Bach qui ne voyaient pas d’un très bon œil les élixirs floraux issus de la recherche contemporaine et qui ne voulaient pas entendre parler de ces « nouveaux » élixirs floraux.
Pourtant, déjà à cette époque, j’avais décelé chez ce couple atypique une intégrité hors norme ainsi qu’une volonté farouche de défendre l’œuvre originale du Dr Bach. A leur grande connaissance des fleurs de Bach ainsi qu’à leur capacité à transmettre avec brio ce savoir à leurs étudiants s’ajoutaient une grande simplicité de cœur et beaucoup d’humilité.
Au fil des rencontres, nous avons appris à nous connaître et à nous estimer. Leur regard sur les élixirs floraux contemporains et en particulier sur les élixirs Deva s’est ouvert et a considérablement évolué au fil des ans. C’est ainsi, qu’à partir du début des années 2000, un lien professionnel s’est développé entre nous qui s’est ensuite transformé en lien d’amitié.
Je me souviens de ces moments passés ensemble en nature, lors de stages « terrain » consacrés à la réalisation d’élixirs-mères où ils s’émerveillaient de se retrouver au milieu des fleurs sauvages. Je revois aussi l’œil pétillant de Jean-Michel découvrant les qualités thérapeutiques des élixirs Deva et je garde aussi en mémoire leur volonté de les faire connaître.
Depuis 2004, Jean-Michel et Louise ont été les ambassadeurs des élixirs floraux Deva dans le nord de la France et ont participé à leur essor. Ils ont participé à la création de la fédération Edelweiss et ont suivi la fédération avec constance tout au long de ces dernières années. Qu’ils en soient remerciés du fond du cœur.
Cher Jean-Michel, chère Louise, vous me manquez, vous nous manquez à tous.

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Solarisation ou ébullition?

Voilà un sujet fort intéressant qui, sans aucun doute, vient à la pensée de tout élaborateur! Je ne pense pas que les raisons météorologiques puissent être l’unique explication qui aurait poussé Bach à utiliser deux méthodes d’élaboration. Beaucoup d’éléments, à la lecture approfondie des écrits de Bach, nous pousseraient plutôt a chercher d’autres explications.

Dans mes recherches, j’ai trouvé que le travail de Jordi Cañellas(1) pouvait nous guider sérieusement dans ce cheminement. Je ne fais que citer ses pensées et j’espère ainsi apporter un petit grain de sable dans cet océan d’informations.

Pourquoi nomme-t-on la deuxième série des fleurs de Bach comme étant “plus spiritualisées” ? Est-ce-que le mode de préparation pourrait nous donner quelques pistes ?

Voilà donc une excellente question. Pourquoi Bach parle-t-il en ces termes de la deuxième série de fleurs ? Est-ce que le mode d’élaboration aurait quelque chose à voir ? Serait-ce parce que la majorité de ces élixirs sont issus d’arbres ?

La majorité des élaborateurs a, semble-t-il, arrêté d’utiliser le mode d’élaboration par ébullition. Nous allons donc nous pencher sur les qualités de ces deux modes d’élaboration.

SOLARISATION

Dans la préparation des élixirs par solarisation, interviennent fondamentalement, deux éléments: le Feu (Soleil) et l’Eau (l’eau dans le bol) qui agit comme récepteur de l’information florale. Dans un certain sens, nous pourrions le comparer à une photographie, ou la lumière (le Soleil) reflété sur un objet (la fleur) imprime le papier photographique (l’eau).

Si nous étudions la signature des Fleurs de Bach, principalement celle des 12 Guérisseurs, nous observons une polarité entre ce que manifestent leurs racines, tige et fruits d’un côté et de l’autre, ce que manifestent les fleurs.

Rappelons nous que les 12 guérisseurs sont des fleurs pour des personnalités dans lesquelles le don et le défaut sont uniquement une question de degré. La polarité est le mot clef dans les premiers élixirs et dans la solarisation. D’une certaine façon, nous pourrions dire que les élixirs préparés par solarisation permettent d’extraire d’une façon très polaire le don ou qualité de l’espèce en question. La lumière sans les ombres. C’est un élixir polarisé dans la vertu. Pour travailler avec les obscurités de notre personnalité, c’est ce dont nous avons besoin.

Il est important de noter que dans la solarisation, Bach rappelle qu’uniquement les fleurs doivent être sur l’eau, sans morceaux de tige ou de feuille. La fleur est l’incarnation de la vertu, qui est, ne l’oublions pas, dans toute les plantes. Même ainsi, la fleur est l’exposant de la polarité (la fleur à un sexe, male ou femelle, Yin et Yang, mais ni les feuilles, ni les racines, ni les tiges ou les fruits sont mâles ou femelles).

Dans la fleur l’information est dans son état le plus subtil, disponible, que l’on peut extraire, juste au moment avant la fécondation. Lorsque la fécondation s’est faite, l’énergie arrête d’être disponible et se dirige vers la conformation du fruit.

En résumé, Bach choisit la méthode de la solarisation, qui polarise l’élixir, pour obtenir des élixirs qui travaillent avec la personnalité polarisée dans sa négativité. La vertu nettoie le défaut. La vertu se fait visible à nous dans un seul pôle de la plante (la fleur) et le défaut de la personnalité dans l’autre pôle (le reste de la plante).

L’EBULLITION

Dans la préparation des élixirs par ébullition, interviennent plus d’éléments. Le Feu (la flamme), l’Eau également (l’eau dans la casserole que nous allons chauffer) la Terre (le combustible, bois, charbon, gaz) et l’Air représenté par l’oxygène qui permet la combustion et la flamme.

Voilà donc que nous avons là les 4 éléments. Le tout représenté par les 4 éléments intervient dans la préparation d’un élixir qui sera, de par ce fait, d’une moindre polarité que ceux élaborés par solarisation.

Rappelons nous que Bach conseille, pour la préparation de ces élixirs, d’ajouter des morceaux de tige et quelques feuilles avec les fleurs. Aucune importance donc que l’information soit de toute la plante. Ce que l’on recherche en utilisant ce mode d’élaboration, est une information complète de l’être, moins polaire. Elle inclu donc les lumières et les ombres et aide à l’équilibre des deux, conjointement au don spécifique de l’élixir. De là, beaucoup de ces élixirs plus spiritualisés qui travaillent les aspects apparemment polaires, comme Cherry Plum – contrôle/perte de contrôle – ou Crab Apple –  excès d’ordre et de propreté ou manque de ceux-là. Généralement il s’agit d’élixirs qui aident à intégrer les pôles opposés ou extrêmes d’une même caractéristique.

A mon avis, la différence subtile entre les deux façons d’élaborer est simple: si nous voulons travailler avec les aspects de la personnalité, nous élaborerons par solarisation. Si nous voulons travailler avec les aspects de plus grande amplitude, plus transpersonnels, nous élaborerons par ébullition. Si nous voulons obtenir un élixir d’unité, nous utiliserons l’ébullition; si ce que nous recherchons est d’obtenir un élixir polarisé, nous utiliserons donc la solarisation.

Vincent Belbèze, 2016

Bibliographie :

  • (1)  Las Flores de Bach + Espiritualizadas – Jordi Cañellas
  • Bach por Bach – Julian Barnard
  • Cúrese Ud. Mismo (Guéris-toi toi-même) – Edward Bach
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La préparation de l’élixir-mère par la méthode de solarisation

A L’ORIGINE

Le Dr Bach découvrit la méthode de la solarisation par hasard(1), en se promenant dans la nature une matinée de printemps et en observant la rosée présente sur les fleurs. Il eut l’intuition que cette rosée devait contenir « la force pure et parfaite des plantes ». La récolte de cette rosée s’avérant peu pratique il lui vint rapidement l’idée d’utiliser « un récipient en verre, rempli d’eau claire, dans lequel est placé une quantité de fleurs de la plante, suffisante pour recouvrir la surface de l’eau, puis exposé au soleil »(2).

Se rattachant à une tradition alchimique européenne qui reconnaissait les vertus thérapeutiques de la rosée, Bach ajoutait en décrivant cette solarisation :
« Les quatres éléments sont impliqués : la terre pour nourrir la plante, l’air qui l’alimente, le soleil ou le feu pour lui permettre de transmettre sa puissance et l’eau pour recueillir et se laisser enrichir de son pouvoir de guérison bienveillant »(3)

En mai 1933, Edward Bach décrit ainsi cette méthode qui n’évolua guère par la suite :
« Les remèdes doivent être préparés près de l’endroit où pousse la plante car les fleurs doivent être mises dans l’eau directement après leur cueillette tant qu’elles sont fraîches et pleines de vie. Prendre un bol en verre fin, rempli d’eau claire provenant de préférence d’une source. Faire flotter assez de fleurs sur l’eau pour en recouvrir la surface au maximum sans que les fleurs ne se chevauchent. Puis laisser reposer sous un soleil éclatant jusqu’à ce que les fleurs montrent des signes de flétrissure. La durée varie de deux à sept heures suivant la plante et la force du soleil. Puis soulever les fleurs tout, doucement et verser l’eau dans les bouteilles avec une quantité égale de cognac ajouté comme conservateur »(4).

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Philippe DEROIDE

avec l’apport amical de Francine LIGNÉ-RAMBAUD, Joseph LIGNÉ, Isabelle MAUBERT et Anne-Yvette PEYRARD

(1) En 1930, selon Nora Weeks, assistante du Dr Bach.
(2) « Collected writings of Edward Bach » – Bach educational program (1987).
(3) « Collected writings of Edward Bach » – Bach educational program (1987).
(4) « Collected writings of Edward Bach » – Bach educational program (1987).