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De l’emploi conscient du temps

Réflexion inspirée par la préparation de l’élixir-mère d’Impatiens le 11 août 2022 – Pascale MILLIER

Alors qu’il y a de plus en plus d’appareils et de technologie pour nous aider à économiser du
temps, nous avons souvent le sentiment d’avoir de moins en moins de temps.
Nous n’arrivons pas à suivre le rythme sans cesse plus rapide de notre civilisation, et notre
âme perd son souffle.

Nous devenons agités, inquiets, notre allure personnelle ne s’accorde plus avec celle de
l’évolution qui va s’accélérant, nous nous isolons pour ne pas en souffrir.
Le Dr Bach l’avait bien compris, qui a classé cette fleur dans la famille de la solitude

 

Tempéraments et rapport au temps

Une heure peut nous paraitre courte ou longue, selon comment nous la passons, mais aussi
comment notre tempérament influe sur notre ressenti.
Les tempéraments sanguin et bilieux auront plus souvent besoin de l’élixir floral d’Impatiens
que les tempéraments mélancolique ou flegmatique.
Le sanguin accompagnera la prise d’Impatiens avec Vervain (Verveine) pour modérer son
excès d’enthousiasme, ou Gueule de loup lorsqu’il devient agressif.
Le bilieux, facilement colérique , qui sait à peine attendre ce qui vient à lui et s’emporte à la
moindre contrariété accompagnera la prise d’impatiens de celle de Holly (Houx) ou
Camomille.
Le mélancolique qui se libère difficilement du passé aura plus besoin de Honeysuckle
(Chèvrefeuille) que d’Impatiens. De White chestnut (Marronnier blanc) aussi quand les
pensées obsessionnelles tournent en boucle dans sa tête, l’empêchant de savourer le
Présent.
Enfin, le flegmatique qui s’installe exagérément dans le moment qui passe, aura, lui, plus
besoin de Hornbeam (Charme) ou Cayenne, voire de Wild rose (Églantier)

 

Âge et expérience du temps

Qui n’a jamais eu, enfant, l’impression d’avoir du temps ?
Je me souviens par exemple des grandes vacances qui semblaient devoir durer indéfiniment
et me plongeaient dans un état de bonheur pur et insouciant .
J’observe ma mère, âgée de 90 ans, qui a le sentiment que le temps lui coule littéralement
entre les doigts, ressentant sans doute l’ombre portée de la mort, dont elle s’approche,
inexorablement, donnant de plus en plus de temps à sa vie spirituelle, délaissant ce qui n’est
qu’éphémère pour ce qui est éternel.
Aujourd’hui à la retraite, je dis souvent qu’est venu le temps de retraiter ma vie et d’accéder
à un mode de vie entièrement nouveau. Je suis libre d’employer mon temps (le rêve de
beaucoup de personnes piégées dans un rythme de travail effréné), d’en faire bon ou
mauvais usage. Je suis libre de suivre mon rythme individuel, d’unifier mes rythmes corporel,
psychique et spirituel, de préserver un espace pour mon temps intérieur.

Bien sûr la fleur d’Impatiens est à portée de prise lorsque le rythme s’emballe malgré tout,
ou au contraire quand il est trop lent et que je m’impatiente !

3 fleurs pour soutenir au quotidien mes choix conscients d’emploi de ce temps nouveau :
Cerato (Plumbago) pour écouter les besoins de mon âme et les suivre sans plus chercher
l’assentiment d’autrui.
Ipomée quand je ne trouve pas mon rythme, que je ne respecte pas le besoin de
régénération de mon être dans ses profondeurs organiques et psychiques , que je néglige le
temps de pause bienfaisant du sommeil.
Sauge pour réguler mes rythmes naturels internes avec la sagesse et la sérénité de la
maturité accomplie.

 

Impatiens, la fleur pour trouver le bonheur d’être à la bonne heure et apprendre la
patience

La plante Impatiens glandilufera est une vraie géante. Jusqu’à 2 mètres de hauteur, plus
haute que la plupart des humains, de croissance ultra-rapide, considérée dans certains
pays comme une invasive, car elle ne laisse aucune place pour d’autres végétaux.
Il se dégage d’elle quelque chose d’animal, un dynamisme intérieur, un élan de vie voire
de survie. La canicule de cet été 2022 ne semble pas l’avoir affaiblie. Ses fleurs de couleur
soutenue, vive, allant du rose au rouge sont empreintes de l’élément Feu, à la fois Yin
dans leur douceur et leur ouverture, et Yang dans leur mouvement d’aller de l’avant, voire
d’agresser.
Avec Christine Fauferte, préparatrice-cueilleuse avec moi pour le Laboratoire Deva, nous
allons donc d’abord l’observer, prendre le temps d’entrer en relation avec elle, puis
cueillir, une à une, avec nos cristaux, les fleurs qui sont prêtes à être cueillies, celles qui
appellent pour se donner et délivrer leur message de calme, de paix et de douceur.
Hasard ? ce sont plutôt les fleurs rose pâle cette année, de couleur pastel, douce, qui
s’offrent généreusement à nos cristaux.
Lorsque l’infusion solaire est terminée, vient le temps de la filtration pour obtenir l’élixir-
mère. Comme l’année dernière, le message de prendre le temps de l’Impatiens se
manifeste. L’infusion solaire s’écoule dans un rythme très « Impatiens », régulier, mais
goutte à goutte, ce que je n’ai vu, dans ma vie de préparatrice-cueilleuse, qu’avec la
préparation de l’élixir-mère d’Impatiens.

 

Du temps pour autrui

Prendre consciemment le temps qu’il faut pour notre prochain, dans la profession, la famille,
ou entre amis : Impatiens, Calendula, Chélidoine.

En particulier pour nos enfants dont les âmes enfantines se nourrissent des contes, des
récits, du temps que nous leur consacrons dans la confiance et l’affection.
Faciliter la communication et l’harmonie entre tous avec l’élixir floral d’Ortie
Du temps pour autrui, oui, mais sans excès , sans faux orgueil, sans surenchère, sans
intrusion. Beech ( Hêtre), Chicory (Chicorée), Rock water (Eau de roche),Vervain (Verveine),
Vine ( Vigne)les fleurs du souci excessif pour le bien-être d’autrui dernière famille de fleurs
de Bach. Ou encore Lys martagon, Tournesol.
Temps pour autrui dans des rapports humains vrais, vivants et authentiques. Agrimony
(Aigremoine), Basilic , Coquelicot de Californie

Se rappeler Jung : « Prendre soin de soi pour prendre soin des autres » Carl Gustav Jung

 

Du temps pour soi

C’est la prise de conscience de soi qui distingue l’homme de l’animal.
Se réserver des moments de silence pendant lesquels on apprend à distinguer l’essentiel de
l’accessoire, à recevoir les messages du dehors avec d’autres yeux, Euphraise, à tirer les
fruits de nos expériences passées, Chestnut bud (Bourgeons de marronnier) afin qu’en
murissant, ils deviennent nos facultés pour l’avenir.
On va toujours plus vite dans le calme, quand on réussit à s’extraire de l’agitation ambiante ;
Achillée blanche, jaune ou rose, Aneth, Impatiens
S’imposer des exercices pratiques (méditation, yoga, sport, ou toute autre discipline), rend
possible un nouveau rapport au temps.

 

Du temps pour observer la plante

La plante nous montre que tout son développement demande du temps, qu’elle dépend
entièrement par nature du cours du temps. Elle verdit, fleurit, porte fruit en son temps, en
accord avec les rythmes de son environnement.
Elle a pour but sa parfaite maturité.
Elle nous enseigne que le véritable mûrissement de notre personnalité réclame une lente
pénétration du noyau éternel de l’être, au-delà de la matière et de l’éphémère.
Prendre le temps d’observer le développement silencieux de la plante ramène le calme
d’une façon remarquable chez la personne surmenée par la vie actuelle.

Conclusion 

Lorsque nous vivons dans la hâte, nous restons inévitablement à la surface des choses.
Tout approfondissement exige du temps. C’est en profondeur seulement qu’on peut
pressentir l’illimité dans ce qui est limité Celui qui « n’a pas le temps » ne peut pas découvrir
le temps dans l’éternité et risque de s’isoler toujours plus.
L’élixir floral d’Impatiens est donc un véritable trésor pour l’homme d’aujourd’hui.

Pascale MILLIER, Experte EDELWEISS

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Bien vivre ses émotions

Par Guillaume BUISSART – Paru dans le magazine BIOCONTACT de Juin 2021

Il y a une petite centaine d’années, le Dr Edward Bach consacrait sa vie à la recherche d’une thérapie naturelle s’adressant à la cause émotionnelle des problèmes de santé. 38 élixirs floraux ont été mis au point à l’issue de ses travaux. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Et si les fleurs étaient porteuses d’une information permettant d’harmoniser nos états émotionnels ? C’est ce que pensait le Dr Edward Bach (1886-1936), médecin britannique. Des années de recherche et d’observation au sein de l’hôpital homéopathique de Londres lui permettent de mettre au point des préparations s’adressant à nos états d’âme, qu’il appellera « remèdes floraux ».

Chaque fleur correspond à un état d’âme particulier. Pour en simplifier l’étude, le Dr Bach les classifia en sept catégories : souci excessif du bien-être d’autrui, incertitude, manque d’intérêt pour le présent, désespoir, hypersensibilité, solitude, peurs.

Les élixirs floraux

La principale méthode de réalisation d’un élixir floral est la solarisation. Il s’agit de cueillir les fleurs dans leur milieu naturel et de les poser sur une vasque d’eau de source en plein soleil durant plusieurs heures. Le message de la fleur (son information, son rayonnement électromagnétique) va alors imprégner l’eau, lui transmettant ainsi ses propriétés subtiles (1).

Cette eau solarisée sera ensuite diluée à parts égales dans un cognac bio (qui joue essentiellement un rôle de conservateur et stabilisateur) et dynamisée (homogénéisée). Ainsi on obtient un élixir mère, qui sera à nouveau dilué et dynamisé pour obtenir l’élixir floral prêt à l’emploi tel qu’on le retrouve en pharmacie et en magasin.

La thérapie florale n’est pas à proprement parler de la phytothérapie : ce ne sont pas les molécules de la plante qui vont agir ici mais bien leur principe énergétique/électromagnétique/vibratoire.

La thérapie florale n’est pas non plus une branche de l’homéopathie, qui utilise également certaines techniques de dilution et de dynamisation. Contrairement à la thérapie florale, l’homéopathie emploie au départ des substances naturelles toxiques concentrées (teintures mères) pour soigner les maladies qu’elles déclencheraient si on les consommait pures (loi de similitude).

Il s’agit donc d’une thérapie naturelle à part bien spécifique. L’usage des fleurs pour apaiser les états émotionnels est mentionné dans de très anciens textes issus des traditions de l’Antiquité, du Moyen Âge ou encore de l’Égypte ancienne.

Comment les utiliser ?

Pour une efficacité optimale, il est recommandé de prendre 3 gouttes de l’élixir floral choisi, 3 à 4 fois par jour, généralement sous la langue, pendant 3 à 4 semaines. Il est possible de prendre plusieurs élixirs floraux ou un mélange (composé floral, comprenant jusqu’à sept fleurs maximum).

Une des grandes forces de la thérapie florale, au-delà de sa capacité à s’adresser directement à la cause émotionnelle, est sa totale innocuité. Comme le souhaitait le Dr Bach, il n’y a aucune contre-indication, interaction avec d’autres traitements, phénomènes de dépendance et s’adresse à tous les âges. La seule précaution que l’on pourra retenir est l’infime présence d’alcool (le cognac, comme conservateur) qui est à déconseiller pour les personnes ayant des antécédents d’alcoolisme. À noter qu’il existe des alternatives sans alcool, par exemple sur base de sirop d’érable.

Aux doses conseillées, l’alcool ne pose aucun problème pour les enfants, les femmes enceintes ou les animaux. Une journée à 3 gouttes, 3 à 4 fois par jour représente autant d’alcool qu’une cuillère à café de vinaigre ou qu’une banane bien mûre. Autant dire que la quantité d’alcool est négligeable. Si le goût du cognac dérange, il est possible de diluer vos 3 gouttes d’élixir floral dans un verre d’eau, le goût disparaît alors.

La thérapie florale est un formidable outil de connaissance de soi et d’harmonisation émotionnelle. Cependant, elle ne remplacera en aucun cas votre traitement médicamenteux, votre suivi en psychothérapie ou l’avis et les conseils de votre médecin, mais apportera un complément et un soutien précieux.

Les apports de la recherche contemporaine

Dans les années 1980, plusieurs chercheurs reprennent les travaux d’Edward Bach et réalisent des élixirs floraux à partir de nouvelles fleurs, propres à leurs régions : Californie, France, Chili, Australie, Alaska… De ces recherches émergent de nouveaux élixirs floraux, agissant sur des états émotionnels différents des 38 états émotionnels de Bach, sans pour autant s’y substituer. En effet, depuis les années 1930, nos sociétés ont énormément évolué, nos conditions de vie et nos liens sociaux, familiaux et professionnels également.

Le champ d’action de ces nouveaux élixirs vient alors compléter celui de la gamme traditionnelle du Dr Bach, agissant sur des états émotionnels complémentaires ou apportant des nuances subtiles afin de permettre un conseil plus fin, plus direct, plus subtil. Il ne s’agira pas alors de remplacer une fleur de Bach par une fleur contemporaine, mais bien de choisir l’élixir le plus en phase avec la problématique rencontrée.

Prenons l’exemple de la culpabilité. L’élixir floral de Pin (Pine en anglais) est conseillé à celui qui se fait des reproches, pense ne jamais faire assez bien, culpabilise facilement sans raison réelle, allant même jusqu’à se sentir responsable des fautes des autres.

L’élixir floral d’Hysope est conseillé à celui qui culpabilise suite à un évènement spécifique, a la sensation d’avoir fauté, « s’en veut » d’avoir fait quelque chose.

L’élixir floral de Passiflore est conseillé à celui dont la culpabilité a atteint un degré tel qu’il considère mériter d’être puni pour ses actes, qu’il obtiendra le pardon par les épreuves, les sacrifices et la souffrance.

Si vous relevez de l’état Hysope et que vous prenez de l’élixir de Pin, vous aurez certainement un résultat car cette fleur travaille sur la culpabilité, mais ce résultat sera moins satisfaisant qu’avec l’Hysope. Moins complet, moins profond, moins durable. À chaque situation, sa fleur.

Des nuances dans les états émotionnels

Un autre exemple avec les peurs intenses. L’élixir floral d’Hélianthème (Rock Rose en anglais) est conseillé à celui qui vit des états de peurs intenses, qui poussent à fuir : phobies, angoisses, panique, terreur… des réactions assez expansives. L’élixir floral d’Ail sauvage est conseillé à celui qui vit des états de peurs intenses qui le tétanisent, le vidant de son énergie, empêchant l’action (peur de sortir de chez soi…).

Ces deux états émotionnels sont très proches (peurs identifiées et intenses). Et pourtant, selon la façon dont l’émotion est vécue, une fleur sera plus adaptée que l’autre.

En restant sur la thématique des peurs, on peut également observer des nuances entre des élixirs floraux d’une même famille botanique.

Le Dr Bach conseillait l’élixir floral de Mimulus pour les petites peurs concrètes, la timidité, la nervosité. Il s’agit là du Mimulus jaune. L’élixir floral de Mimulus orangé va également travailler sur de petites peurs concrètes, mais plus spécifiquement sur les peurs liées à l’intimité, la pudeur, alors que l’élixir floral de Mimulus écarlate va agir sur d’autres petites peurs concrètes, notamment la peur d’exprimer ses émotions, des conséquences que pourraient avoir nos propos.

D’autres fleurs se ressemblant beaucoup peuvent également avoir des propriétés assez proches, mais chacune dans son domaine. L’élixir floral d’Ajonc (Gorse en anglais) est recommandé à celui qui perd espoir sur son devenir personnel. Le genêt est une plante qui ressemble beaucoup à l’ajonc, mais il s’adressera plutôt à ceux qui ont perdu espoir sur le devenir collectif, d’un groupe, d’une société, d’une civilisation.

Chaque fleur recèle un message qui se révèle à notre âme à qui veut l’écouter, il reste encore tant à découvrir.

Des domaines abordés de façon plus complète

La sexualité et les problèmes de couple sont un autre domaine peu abordé par Edward Bach. On pourra éventuellement conseiller de l’élixir floral de Pommier sauvage (Crab Apple en anglais), mais son action est très générale (honte, sentiment de souillure, besoin de purification), ou de Violette d’eau (Water Violet en anglais) pour améliorer la communication chez la personne distante, mais il s’agit là encore d’un profil très particulier qui ne s’applique pas à tous. La recherche contemporaine propose l’élixir floral de Bétoine (pour l’excès de désir sexuel), d’Hibiscus (pour le manque de libido) ou de Basilic (pour les personnes portant un jugement négatif sur la sexualité).

Pour rester dans le domaine du couple, l’élixir floral de Cœur-de-Marie va permettre d’apaiser spécifiquement la dépendance affective. Relations fusionnelles dans le couple (manque d’autonomie) ou entre parents et enfants, souffrance du lien rompu (suite à une rupture amoureuse, un deuil, une séparation temporaire…), ces émotions pèsent sur le cœur. On doit bien reconnaître que ce champ d’action est éloigné d’un élixir de Bruyère (Heather, pour l’égocentrisme), d’une Étoile de Bethléem (Star of Bethlehem, pour les états de choc), de Chicorée (Chicory, pour la possessivité) ou même de Noyer (Walnut, pour les changements de repères).

Apaiser l’esprit et le corps

L’élixir floral d’Étoile de Bethléem justement, principale fleur du remède d’urgence,  est indiquée pour dépasser les états de choc, suite à un évènement traumatique physique ou émotionnel. On connaît moins l’élixir floral d’Arnica qui apportera son aide pour dépasser les conséquences d’un choc moins intense mais répété (bruits, maltraitance, contraintes diverses…). De plus, l’Arnica va également agir sur les conséquences de ces chocs sur les corps énergétiques.

En effet, la thérapie florale contemporaine apporte aussi une nouvelle dimension sur le lien corps-esprit. L’élixir floral de Pissenlit va nous aider à apaiser la volonté de « trop faire » qui va créer des tensions au niveau du corps physique, notamment des tensions musculaires, qui peuvent même finir par déclencher des troubles locomoteurs (sciatiques, lombalgies ou encore cruralgies).

L’élixir floral d’Érable va aider à se remettre en mouvement, sortir de l’inertie, mais aussi apporter de la fluidité dans la circulation énergétique du corps (méridiens d’acupuncture, nadis, plexus…). Il est très apprécié des praticiens en acupuncture, réflexologie, magnétisme… car il permet de prolonger le travail du soin énergétique.

L’élixir floral de Poirier va s’adresser à notre axe vertical et à l’alignement de la colonne vertébrale, pour nous permettre de rester stable dans les évènements déstabilisants.

La thérapie florale aujourd’hui

Bien loin de remplacer les fleurs de Bach, les élixirs floraux contemporains permettent d’accompagner différents états émotionnels, un peu comme si l’on composait une mélodie avec 38 notes de musique ou avec 150. Les deux peuvent donner un très beau résultat, l’un est simplement plus élaboré que l’autre.

À noter qu’un travail avec les élixirs floraux contemporains ne s’entend qu’avec une bonne connaissance des 38 fleurs de Bach, une gamme qui forme une base solide et cohérente. Ainsi, d’autres élixirs peuvent venir compléter ce système de base et s’intégrer dans une pratique de thérapie florale, même sans les connaître tous.

Hippocrate recommandait : « Pour être un bon médecin, cherche la cause du mal et traite- le ; pour être un meilleur médecin, cherche la cause de la cause et traite-la ; mais pour être un authentique thérapeute, cherche la cause de la cause de la cause et traite-la » (principe de Tolle causam). Les élixirs floraux s’adressant à nos états d’âme, c’est bien à une cause très profonde et très subtile que l’on s’adresse. Charge au praticien de ne pas se contenter d’une approche émotionnelle symptomatique, mais de bien rechercher à comprendre le contexte émotionnel et remonter à la cause première de l’émotion.

L’action des élixirs floraux peut paraître difficile à comprendre pour certains. À cela, le Dr Bach répondait : « Ne me croyez pas, expérimentez»!

PHOTO CDM :

L’élixir floral de Cœur-de-Marie va permettre d’apaiser spécifiquement la dépendance affective : relations fusionnelles dans le couple ou entre parents et enfants, souffrance du lien rompu (suite à une rupture amoureuse, un deuil, une séparation temporaire…).

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Les fleurs et la poésie de l’instant présent

Aussi loin que je m’en souvienne, marcher sur les chemins en toutes saisons m’a toujours émerveillée.

Petite fille, j’écrivais mes premiers vers sur le muguet.

Adolescente, je me connectais à la lune rousse sous le cerisier en fleurs.

Jeune femme, je découvrais la puissance des fleurs d’hibiscus, et leur charme énigmatique.

Jeune épouse, je m’enivrais du parfum des mimosas en fleurs pour oublier la tristesse de mon lit conjugal.

Aujourd’hui, grand-mère et initiatrice, je mets ma robe rouge et je danse ma liberté et ma puissance avec le grenadier.

Petite fleur, grande fleur, arbre monumental, je te rencontre, tu me parles, je te ressens.

Mon cœur vibre à tes paroles, alors je prends ma plume tout simplement, j’écris quelques mots, je me laisse traverser.

Je ne connais parfois pas ton nom, mais toi tu connais le mien.

Ce qui est en moi à ce moment-là résonne avec toi comme la peau de mon tambour ensoleillé.

Tu ne viens pas me compléter, tu viens me révéler une part de moi oubliée,

Tu viens me relier à ces endroits dévastés, blessés, abandonnés … pour doucement les réparer.

Je n’ai qu’à t’écouter, me rapprocher, avec mon cœur tout léger.

Voilà le miracle de la fleur,

Venir avec cette éphémère fraîcheur

Parler là où j’ai besoin d’entendre,

Adoucir là où j’ai besoin de tendre.

Voilà la beauté du monde

Chaque jour renouvelée,

Chaque seconde réinventée,

Comme ma propre vie,

Quel qu’en soit le prix.

Béatrice Degez, 2 mars 2021

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Sur le chemin, une rencontre

C’est une belle matinée du mois de mai qui s’annonce, le soleil est déjà haut dans le ciel éclatant de lumière, et je me promène au milieu de la forêt. Tout à coup, devant moi sur le bord du chemin, de petites fleurs discrètes d’un bleu céruléen, au cœur tantôt jaune, tantôt bleu et aux feuilles en forme de lance : un pied de Myosotis !
J’ai toujours aimé cette fleur, et j’aime cet élixir floral qui nous aide à retrouver notre innocence et notre candeur d’enfant quand nous devenons bien trop sérieux. Il nous relie aussi aux personnes disparues, aux êtres chers qui sont partis pour le grand voyage.

Cette fleur est un pont entre nous et le ciel.

D‘ailleurs une légende ne dit-elle pas que quand un être meurt, une étoile naît dans le ciel, et que c’est pour cette raison que le cœur du Myosotis ressemble à une petite étoile…
Une autre légende raconte encore que deux jeunes amoureux se promenaient sur un sentier abrupt, au bord d’un torrent, la main dans la main. Le jeune homme aperçut des fleurs de Myosotis, dont la couleur lui rappelait les yeux de sa tendre amie. Pour en cueillir un bouquet et le lui offrir en gage d’amour, il lâcha la main de la jeune-fille, se pencha au-dessus du précipice, et, glissant soudain, n’eut que le temps de lancer les fleurs à sa belle et de crier « Forget me not ! *»*Ne m’oublie pas, avant de disparaître dans les flots tumultueux.
« Ne m’oublie pas » est le nom populaire que porte aujourd’hui encore la plante en anglais, en allemand, et même en français et dans différentes langues !
Alors, par cette journée si lumineuse, la rencontre est trop belle : je sors de mon sac mon petit carnet noir, mon matériel, je m’installe confortablement sur l’herbe et je dessine le Myosotis qui s’offre à moi. Je termine mon dessin en souriant, pour remercier la Nature de ce cadeau, et je range mes affaires, bien attentive à ne surtout rien oublier…le gobelet, la petite gourde, les pinceaux, les crayons, … oui, tout y est !

Et je reprends ma balade, légère comme une plume, le cœur rempli de joie.

Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, je repasse par l’endroit où je m’étais arrêtée le matin même pour croquer le Myosotis. Soudain, mon regard est attiré par quelque chose, quelque chose de noir devant moi sur le côté… Mon petit carnet ! … Celui que je croyais avoir si bien rangé dans mon sac !…
Alors, du plus profond de moi, j’entends une petite voix enfantine, joyeuse et facétieuse, qui me dit …                            « Forget me not ! ».

Sur ce chemin, au milieu de cette forêt, par cette journée si radieuse du mois de mai,
je me mets à rire, à rire… comme une enfant !

Marysia BIENVENU – Mai 2019

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Réunion Automne 2018

2 jours de réunion à Creysse près de Bergerac pour l’équipe EDELWEISS…
Placés sous le signe de la brunelle et soutenue par un beau Séquoia, nous avons déployé une belle énergie de travail…

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Douces Alchémilles

Texte inspiré d’une sortie TERRAIN  dans le Parc Naturel du Vercors le 06 Juillet 2018…

Ce jour-là, dès nos premiers pas dans la prairie encore humide par la rosée du matin, elle était là, toute discrète…l’Alchémille Commune, aussi appelée le Manteau de Notre Dame. Cette Rosacée doit son nom aux alchimistes de la Renaissance qui avaient la ferme croyance que la rosée matinale contenue dans le creux de sa coupe servait à changer les métaux en Or…

Au fur et à mesure de l’avancée de notre randonnée, l’Alchémille se faisait de plus en plus présente sur le bord de notre chemin. Ses petites fleurs, d’une couleur jaune-vert semblaient nous éclairer la voie à suivre. Le soleil donnant sur cette myriade  de gouttelettes d’eau cristalline contenues dans les coupelles « alchémiques » nous offrait  un chemin de lumière.

Progressivement une nuance argentée s’est ajoutée à ce tableau lumineux…Une autre variété parmi les nombreuses alchémilles, l’Alchémille Argentée…

L’Alchemilla Alpina, est facilement reconnaissable à son liseré de couleur argent sur le bord de ses feuilles, plus ciselées que  celles de sa « sœur » l’Alchémille Commune.

Dans un usage phytothérapeutique, les infusions des feuilles de cette vivace herbacée, l’alchémille commune, participeront entre autres à éloigner certains troubles gynécologiques chez la femme, notamment le syndrome prémenstruel, ou des règles douloureuses ou abondantes.

Sous sa forme plus subtile en élixir floral, l’Alchémille qu’elle soit Commune ou Argentée, agira sur  la sphère du Féminin, de la Mère dans sa dimension spirituelle. Dans ce sens, elle nous aidera à nous reconnecter avant tout à la Nature et à la Terre…notre Mère nourricière.

La prise de  l’élixir d’Alchémille argentée s’adresse aux personnes qui connaissent ou ont connu  une rupture dans le lien maternel, dans la petite enfance ou plus tard ; lorsque l’élan d’amour envers la mère a été interrompu de manière consciente ou inconsciente quelles qu’en soient les raisons. Sa dimension maternelle,  nourricière, et protectrice impulsera son potentiel à la personne souffrant de blessure d’abandon et qui rencontre des difficultés à exprimer ses  sentiments d’amour. Pour exemple, la jeune mère qui n’arrive pas à prendre son nourrisson dans ses bras pour le choyer, le protéger ou l’envelopper de son amour n’ayant elle-même pas connu cette dimension d’amour ; elle pourra bénéficier des vertus de l’Alchémille en élixir floral.

De façon plus spécifique, l’alchémille commune, pourra sous sa forme plus subtile aider les personnes qui ont perdu la connexion à leur corps ; plus particulièrement aux femmes qui ressentent un « vide » dans leur bas-ventre, notamment après une fausse couche, une Interruption de grossesse, une opération des organes génitaux…

Il est fort utile, dans le syndrome du « Nid vide », pour les Mamans qui voient leurs « petits » devenus grands, quitter le cocoon familial, laissant un vide de présence, de sons, résonnant comme un vide intérieur…

Ce jour-là, sur ce plateau magnifique du Vercors, l’élaboration de l’élixir floral d’Alchémille Argentée, fût un grand moment de partage et de communion entre les personnes présentes et la Nature…

Tel est le doux message des Alchémilles. Qu’elle soit Commune ou Argentée,  elle nous rappelle que Pacha Mama, Gaïa, ou la Terre nourricière, (qu’importe le nom qu’on lui attribue), est notre MÈRE à tous…

Cécile DUFOUR Octobre 2018

Au revoir Jean-Michel…

Triste nouvelle

07 Juin 2018

La fédération Edelweiss a la profonde tristesse d’annoncer le décès de Jean-Michel SCHERPEREEL, et se joint à l’hommage ci-dessous rendu par Philippe Deroide.

Une page française de l’histoire des fleurs de Bach et des élixirs floraux se tourne…

A travers leur association « La Centaurée », ils ont dédié une grande partie de leur vie à l’œuvre du Dr Bach en transmettant avec force et fidélité le message originel de Bach.
J’ai fait leur connaissance au cours des années 1990, sur les salons où nous étions présents pour présenter nos gammes respectives d’élixirs floraux et où, il faut l’avouer, nous nous regardions souvent en chiens de faïence. Toujours ensemble et inséparables, Jean-Michel et Louise faisaient partie du cercle des inconditionnels du centre Bach qui ne voyaient pas d’un très bon œil les élixirs floraux issus de la recherche contemporaine et qui ne voulaient pas entendre parler de ces « nouveaux » élixirs floraux.
Pourtant, déjà à cette époque, j’avais décelé chez ce couple atypique une intégrité hors norme ainsi qu’une volonté farouche de défendre l’œuvre originale du Dr Bach. A leur grande connaissance des fleurs de Bach ainsi qu’à leur capacité à transmettre avec brio ce savoir à leurs étudiants s’ajoutaient une grande simplicité de cœur et beaucoup d’humilité.
Au fil des rencontres, nous avons appris à nous connaître et à nous estimer. Leur regard sur les élixirs floraux contemporains et en particulier sur les élixirs Deva s’est ouvert et a considérablement évolué au fil des ans. C’est ainsi, qu’à partir du début des années 2000, un lien professionnel s’est développé entre nous qui s’est ensuite transformé en lien d’amitié.
Je me souviens de ces moments passés ensemble en nature, lors de stages « terrain » consacrés à la réalisation d’élixirs-mères où ils s’émerveillaient de se retrouver au milieu des fleurs sauvages. Je revois aussi l’œil pétillant de Jean-Michel découvrant les qualités thérapeutiques des élixirs Deva et je garde aussi en mémoire leur volonté de les faire connaître.
Depuis 2004, Jean-Michel et Louise ont été les ambassadeurs des élixirs floraux Deva dans le nord de la France et ont participé à leur essor. Ils ont participé à la création de la fédération Edelweiss et ont suivi la fédération avec constance tout au long de ces dernières années. Qu’ils en soient remerciés du fond du cœur.
Cher Jean-Michel, chère Louise, vous me manquez, vous nous manquez à tous.

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Solarisation ou ébullition?

Voilà un sujet fort intéressant qui, sans aucun doute, vient à la pensée de tout élaborateur! Je ne pense pas que les raisons météorologiques puissent être l’unique explication qui aurait poussé Bach à utiliser deux méthodes d’élaboration. Beaucoup d’éléments, à la lecture approfondie des écrits de Bach, nous pousseraient plutôt a chercher d’autres explications.

Dans mes recherches, j’ai trouvé que le travail de Jordi Cañellas(1) pouvait nous guider sérieusement dans ce cheminement. Je ne fais que citer ses pensées et j’espère ainsi apporter un petit grain de sable dans cet océan d’informations.

Pourquoi nomme-t-on la deuxième série des fleurs de Bach comme étant “plus spiritualisées” ? Est-ce-que le mode de préparation pourrait nous donner quelques pistes ?

Voilà donc une excellente question. Pourquoi Bach parle-t-il en ces termes de la deuxième série de fleurs ? Est-ce que le mode d’élaboration aurait quelque chose à voir ? Serait-ce parce que la majorité de ces élixirs sont issus d’arbres ?

La majorité des élaborateurs a, semble-t-il, arrêté d’utiliser le mode d’élaboration par ébullition. Nous allons donc nous pencher sur les qualités de ces deux modes d’élaboration.

SOLARISATION

Dans la préparation des élixirs par solarisation, interviennent fondamentalement, deux éléments: le Feu (Soleil) et l’Eau (l’eau dans le bol) qui agit comme récepteur de l’information florale. Dans un certain sens, nous pourrions le comparer à une photographie, ou la lumière (le Soleil) reflété sur un objet (la fleur) imprime le papier photographique (l’eau).

Si nous étudions la signature des Fleurs de Bach, principalement celle des 12 Guérisseurs, nous observons une polarité entre ce que manifestent leurs racines, tige et fruits d’un côté et de l’autre, ce que manifestent les fleurs.

Rappelons nous que les 12 guérisseurs sont des fleurs pour des personnalités dans lesquelles le don et le défaut sont uniquement une question de degré. La polarité est le mot clef dans les premiers élixirs et dans la solarisation. D’une certaine façon, nous pourrions dire que les élixirs préparés par solarisation permettent d’extraire d’une façon très polaire le don ou qualité de l’espèce en question. La lumière sans les ombres. C’est un élixir polarisé dans la vertu. Pour travailler avec les obscurités de notre personnalité, c’est ce dont nous avons besoin.

Il est important de noter que dans la solarisation, Bach rappelle qu’uniquement les fleurs doivent être sur l’eau, sans morceaux de tige ou de feuille. La fleur est l’incarnation de la vertu, qui est, ne l’oublions pas, dans toute les plantes. Même ainsi, la fleur est l’exposant de la polarité (la fleur à un sexe, male ou femelle, Yin et Yang, mais ni les feuilles, ni les racines, ni les tiges ou les fruits sont mâles ou femelles).

Dans la fleur l’information est dans son état le plus subtil, disponible, que l’on peut extraire, juste au moment avant la fécondation. Lorsque la fécondation s’est faite, l’énergie arrête d’être disponible et se dirige vers la conformation du fruit.

En résumé, Bach choisit la méthode de la solarisation, qui polarise l’élixir, pour obtenir des élixirs qui travaillent avec la personnalité polarisée dans sa négativité. La vertu nettoie le défaut. La vertu se fait visible à nous dans un seul pôle de la plante (la fleur) et le défaut de la personnalité dans l’autre pôle (le reste de la plante).

L’EBULLITION

Dans la préparation des élixirs par ébullition, interviennent plus d’éléments. Le Feu (la flamme), l’Eau également (l’eau dans la casserole que nous allons chauffer) la Terre (le combustible, bois, charbon, gaz) et l’Air représenté par l’oxygène qui permet la combustion et la flamme.

Voilà donc que nous avons là les 4 éléments. Le tout représenté par les 4 éléments intervient dans la préparation d’un élixir qui sera, de par ce fait, d’une moindre polarité que ceux élaborés par solarisation.

Rappelons nous que Bach conseille, pour la préparation de ces élixirs, d’ajouter des morceaux de tige et quelques feuilles avec les fleurs. Aucune importance donc que l’information soit de toute la plante. Ce que l’on recherche en utilisant ce mode d’élaboration, est une information complète de l’être, moins polaire. Elle inclu donc les lumières et les ombres et aide à l’équilibre des deux, conjointement au don spécifique de l’élixir. De là, beaucoup de ces élixirs plus spiritualisés qui travaillent les aspects apparemment polaires, comme Cherry Plum – contrôle/perte de contrôle – ou Crab Apple –  excès d’ordre et de propreté ou manque de ceux-là. Généralement il s’agit d’élixirs qui aident à intégrer les pôles opposés ou extrêmes d’une même caractéristique.

A mon avis, la différence subtile entre les deux façons d’élaborer est simple: si nous voulons travailler avec les aspects de la personnalité, nous élaborerons par solarisation. Si nous voulons travailler avec les aspects de plus grande amplitude, plus transpersonnels, nous élaborerons par ébullition. Si nous voulons obtenir un élixir d’unité, nous utiliserons l’ébullition; si ce que nous recherchons est d’obtenir un élixir polarisé, nous utiliserons donc la solarisation.

Vincent Belbèze, 2016

Bibliographie :

  • (1)  Las Flores de Bach + Espiritualizadas – Jordi Cañellas
  • Bach por Bach – Julian Barnard
  • Cúrese Ud. Mismo (Guéris-toi toi-même) – Edward Bach
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La préparation de l’élixir-mère par la méthode de solarisation

A L’ORIGINE

Le Dr Bach découvrit la méthode de la solarisation par hasard(1), en se promenant dans la nature une matinée de printemps et en observant la rosée présente sur les fleurs. Il eut l’intuition que cette rosée devait contenir « la force pure et parfaite des plantes ». La récolte de cette rosée s’avérant peu pratique il lui vint rapidement l’idée d’utiliser « un récipient en verre, rempli d’eau claire, dans lequel est placé une quantité de fleurs de la plante, suffisante pour recouvrir la surface de l’eau, puis exposé au soleil »(2).

Se rattachant à une tradition alchimique européenne qui reconnaissait les vertus thérapeutiques de la rosée, Bach ajoutait en décrivant cette solarisation :
« Les quatres éléments sont impliqués : la terre pour nourrir la plante, l’air qui l’alimente, le soleil ou le feu pour lui permettre de transmettre sa puissance et l’eau pour recueillir et se laisser enrichir de son pouvoir de guérison bienveillant »(3)

En mai 1933, Edward Bach décrit ainsi cette méthode qui n’évolua guère par la suite :
« Les remèdes doivent être préparés près de l’endroit où pousse la plante car les fleurs doivent être mises dans l’eau directement après leur cueillette tant qu’elles sont fraîches et pleines de vie. Prendre un bol en verre fin, rempli d’eau claire provenant de préférence d’une source. Faire flotter assez de fleurs sur l’eau pour en recouvrir la surface au maximum sans que les fleurs ne se chevauchent. Puis laisser reposer sous un soleil éclatant jusqu’à ce que les fleurs montrent des signes de flétrissure. La durée varie de deux à sept heures suivant la plante et la force du soleil. Puis soulever les fleurs tout, doucement et verser l’eau dans les bouteilles avec une quantité égale de cognac ajouté comme conservateur »(4).

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Philippe DEROIDE

avec l’apport amical de Francine LIGNÉ-RAMBAUD, Joseph LIGNÉ, Isabelle MAUBERT et Anne-Yvette PEYRARD

(1) En 1930, selon Nora Weeks, assistante du Dr Bach.
(2) « Collected writings of Edward Bach » – Bach educational program (1987).
(3) « Collected writings of Edward Bach » – Bach educational program (1987).
(4) « Collected writings of Edward Bach » – Bach educational program (1987).

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Ail protecteur

Ail des ours au printemps

Plante vivace à bulbe du genre allium, l’ail est originaire de l’Asie Centrale. La spécificité de cette famille est de présenter un seul groupe terminal de fleurs, en forme d’ombelle, protégé avant la floraison par une ou plusieurs membranes blanchâtres appelées spathes. Outre l’ail cultivé, dont on utilise le bulbe en cuisine, il existe environ 700 variétés d’aulx sauvages. Chez nous en Suisse, le plus populaire est l’ail des ours (allium ursinum), aux belles fleurs blanches en étoile, que l’on trouve en colonies dans nos sous bois humides dès le début du printemps. Il est reconnaissable à ses 2 feuilles basales lancéolées atteignant 20 cm de long pour 3 à 6 cm de large et à son parfum fortement alliacé. Ses feuilles sont quelquefois confondues avec celle du muguet, qui pousse à la même époque dans les mêmes sous-bois. Cette confusion peut être dangeureuse, mais ne résiste pas à la recherche du parfum d’ail dans la feuille.

Ail sauvage en bouton

Son nom viendrait du celte « all » qui signifie « chaud ». Il symbolisait la force, était associé au dieu guerrier Mars et connu pour éloigner les maléfices et protéger ceux qui le portaient. Sous l’ancien empire Egyptien, l’ail était une monnaie d’échange réservée à l’aristocratie. A l’époque gréco-romaine, il devint un condiment très usuel. Plus tard, les moines l’utilisèrent comme anti limace pour préserver leurs cultures de simples. Dans notre région, l’ail des ours est très usité pour parfumer fromages et fondue, pour réaliser des pestos ou agrémenter des salades de jeunes pousses.

Connu pour ses usages médicinaux depuis Hippocrate, le bulbe d’ail cultivé était utilisé pour lutter contre la peste et le choléra, pour éliminer la vermine ou encore comme diurétique. Les anciens indiquaient cependant qu’il fallait l’utiliser avec mesure sinon il pouvait augmenter des maux tels que la lèpre ou l’apoplexie. Ses effets reconnus sont multiples : il agit sur les systèmes digestif et respiratoire, est très efficace en dermatologie dans le soin des furoncles et abcès, il a des effets antispasmodiques et antidiabétiques. De plus, les chercheurs lui reconnaissent des propriétés protectrices du système cardiovasculaire. L’ail des ours est préconisé comme protecteur vasculaire lors du travail sur les amalgames dentaires.

Fleur d’ail des ours

L’élixir floral d’ail sauvage ou ciboulette, procure force, intégrité, chaleur et résistance à ceux qui se sentent dévitalisés, habités, envahis, paralysés par la peur, angoissés. Il est porteur de vertus stimulantes, réchauffantes et purificatrices, bienvenues pour ceux qui sont concernés par les infections à répétition contre lesquelles ils ont de la peine à lutter. C’est un grand élixir de la peur, celle qui rend le teint pâle, qui pompe l’énergie vitale, qui paralyse, qui inhibe l’action, qui dévitalise, allant jusqu’à nous faire perdre nos liquides organiques. L’élixir d’ail sauvage permet de quitter la survie et de revenir dans la vie.

L’élixir floral d’ail des ours stimule la digestion énergétique de choses anciennes afin de nous débarrasser des surcharges et de sortir de l’inertie. Il renouvelle notre énergie vitale, nous procure un sentiment de renaissance, nous fait sentir notre force, nous met en connexion avec l’univers. Il nous aide à trouver notre place, en complémentarité avec les autres. Il réveille le guerrier intérieur.

Isabelle Seghin – Ecole « En pleine Nature »